PROJET LIFE DOMBES

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Programme LIFE Dombes

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Le projet LIFE Dombes vise principalement la préservation et la restauration d’espèces et d’habitats naturels, rares et menacés, inféodés aux étangs de la Dombes (Ain, France).

Les espèces et habitats naturels d’intérêt européen concernés sont : le Fuligule milouin, le Héron pourpré, le Blongios nain, la Guifette Moustac, la Leucorrhine à gros thorax et des végétations très particulières telles que les vasières exondées du Littorelletea uniflorae et de l’Isoëto-Nanojuncetea (3130) et les végétations aquatiques du Magnopotamion or Hydrocharition (3150).

 

 

Un programme multi-partenarial :

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Le projet LIFE Dombes apporte les moyens humains et financiers pour agir dans la durée sur la préservation de l’écosystème dombiste et ceci grâce à la réunion de différentes compétences au sein du consortium (Association pour la Promotion du Poisson des Etangs de la Dombes – APPED, Institut Supérieur d’Agriculture Rhône-Alpes – ISARA, Syndicat des Rivières Dombes Chalaronne Bords de Saône – SRDCBS, Syndicat Mixte Veyle Vivante – SMVV, Conservatoire d’Espaces Naturels Rhône-Alpes – CEN RA et Ligue de Protection des Oiseaux Auvergne Rhône-Alpes – LPO AURA) mené par la Communauté de Communes de la Dombes pour travailler aux côtés des gestionnaires et propriétaires privés.

 

 

 

Les objectifs en trois axes majeurs

 

Le programme d’actions s’organise en agissant via 3 axes majeurs, dont les mises en œuvre sont coordonnées :

Le bilan hydrique et l’analyse de vulnérabilité des bassins versants des chaînes d’étangs donnant lieu à des scénarios d’adaptation au changement climatique,
Le développement de travaux de restauration des habitats naturels sur les sites présentant un fort potentiel,
Une lutte coordonnée contre les espèces exotiques envahissantes.
 

 

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La Leurcorrhine à gros thorax (Leucorrhinia pectoralis) - CCD

 

 

 

Le périmètre d’étude des chaînes d’étangs

Le système hydraulique de la Dombes est complexe (environ 700 km de fossés, 1 300 étangs). L’objectif est d’apporter des moyens techniques pour aider à faire face au changement climatique en intégrant les enjeux écologiques. Sur 23 bassins versants de chaînes d’étangs ciblés (chacun composé d’une dizaine d’étangs en moyenne), il s’agit donc d’analyser les enjeux, d’organiser une concertation avec les gestionnaires locaux, valider les travaux nécessaires et les mettre en place avec les gestionnaires, agriculteurs et propriétaires volontaires.

 

Carte de localisation des chaînes d’étangs étudiées sur les périmètres du syndicat Mixte Veyle Vivante & Syndicat des Rivières Dombes Chalaronne Bords de Saône

 

 

 

 

 

Le rôle des syndicats de Rivières :

S’appuyant sur leur expertise du territoire, les syndicats de rivières assurent la réalisation des plans de gestion par chaine d’étangs ciblés et la rencontre avec les acteurs du monde agricole. Cette concertation au sein des bassins versants permettra la réalisation de différents types de travaux avec notamment la restauration ou/et création des certains habitats, nécessaires au développement des espèces d’intérêt européen.

 

 

 

Les travaux portés par les syndicats de rivières seront de quatre types :

 

 

ð Création et restauration de mares

Les mares sont des étendues d’eau stagnante, permanentes ou temporaires, généralement peu profondes, qui constituent des habitats essentiels pour de nombreuses espèces. En effet, elles accueillent près de 15 % des espèces protégés dont certaines dite « remarquables », comprenant notamment des espèces floristiques et faunistiques, telles que le Triton crêté et la Leucorrhine à gros thorax. Les mares jouent également un rôle majeur dans le maintien des continuités écologiques, le stockage et la filtration de l’eau, ainsi que dans le soutien de la biodiversité. Dans ce contexte, le programme LIFE vise la création et/ou la restauration de 140 mares en milieu agricole, réparties sur les différents bassins versants concernés par le projet. Ces aménagements permettront d’améliorer les conditions de reproduction, d’alimentation et de déplacement des espèces ciblées tout en renforçant la résilience des écosystèmes face aux effets du changement climatique.

 

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Restauration de mare : Travaux et évolution trois ans après - SRDCBS

 

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Le Triton crêté (Triturus cristatus) – Lisa PUTEY

 

ð Plantation de haies champêtres

 

Les haies champêtres constituent des infrastructures agroécologiques majeures favorisant la biodiversité, la protection des sols et la qualité de l’eau. Elles servent d’abris, de coupe-vent, de zones d’alimentation et de reproduction ainsi que de corridors écologiques pour de nombreuses espèces animales, notamment la Pie-grièche écorcheur. Par ailleurs, les haies contribuent à limiter l’érosion des sols, le ruissellement et les transferts de polluants vers les milieux aquatiques. Dans cette perspective de restaurer les continuités écologiques (trame verte), renforcer la biodiversité et de protéger les ressources en eau dans ce contexte climatique, le programme LIFE prévoit la plantation de 20 kilomètres de haies.

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Plantation de haies -SRDCB

ð Création de prairies naturelles :

 

Les prairies naturelles présentent de multiples enjeux : diversité floristique et faunistique, limitation de l'érosion des sols, diminution des pollutions diffuses et participation à l'atténuation des effets des changements climatiques. L’objectif du programme LIFE pour la partie « prairies » est de créer et développer une filière de semence humide locale Dombiste permettant de recréer sur 6 ans, 120 ha de prairies naturelles dans les différents bassins versants étudiés. La création de nouveaux milieux plus propices au développement de la biodiversité, l’amélioration de la qualité de l’eau et la limitation des impacts du réchauffement climatique.

 

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Récolte de graines en prairie humide : prairie en cours de brossage et prairie mature prête à être récoltée - SMVV

 

 

ð Création de zones humides avec phytoépuration

Ces zones humides ont principal rôle d’améliorer de la qualité de l’eau circulant dans le réseau hydraulique des fossés Dombistes. Outre l’enjeu d’habitat pour de nombreuses espèces, elles permettent de stocker/ ou de filtrer l’eau qui circule dans ces dispositifs. Une dizaine de création de zones humides sont envisagées dans le cadre du programme LIFE : elles peuvent être assimilées à des Zones Tampons Humides Artificielles (ZTHA). Elles travaillent sur deux composantes d’amélioration de la qualité de l’eau, la sédimentation préférentielle de MES (Matières En Suspension, particules de terres issues de l’érosion des terres agricoles) et l’épuration d’une partie des fertilisants et produits phytosanitaires présents dans les eaux circulant dans les chaines d’étangs.

 

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ZTHA créée en dérivation sur un fossé Dombiste - SMVV

 

 

Financements

Le programme LIFE Dombes se déroule sur une période de 7 ans entre 2026 à 2032. Il bénéficie de plusieurs sources de financements 67 % de fonds européens, 13,8 % du Conseil Départemental de l’Ain, 8,6 % du Ministère en charge de l’écologie, de 1,5 % de la Région Auvergne Rhône-Alpes et de l’autofinancement des partenaires du consortium pour un budget total prévisionnel de 12,2 millions d’euros.

 

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Financé par l’Union Européenne. Les opinions exprimées sont celles de l’auteur (ou des auteurs) uniquement et ne reflètent pas nécessairement celles de l’Union Européenne ou de l’Agence exécutive européenne pour le climat, les infrastructures et l’environnement (CINEA). Ni l’Union Européenne ni CINEA ne peuvent en être tenues responsables.

 

 

 

 

 

 

Image1 Paysage de la Dombes - CCD

 

 

  

  

 

 

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Le blongios Nain (Botaurus minutus) - CCD

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Image20Schéma de principe du fonctionnement d’une ZTHA - Source AQUI’Brie